Chassignolles sous la plume

Des racines et des Hommes 

 

Célestine. Gillian Tindall
La petite Maison à Chassignolles, Gillian Tindall
Vie scolaire au XIXème
Les Aubergistes de Chassignolles
Les moulins de la Vauvre
La seigneurie de Villemort
Poèmes sur Chassignolles par Claude Noc
Poésies de Raymond Appere
Raymond Appere
Le Général Pouradier-Duteil
Erection de la Croix de Vauvre

TINDALL Gillian. Célestine, histoire d'une femme en Berry

(traduction de "Voices from a french village")

 

Historienne, romancière, journaliste, Gillian Tindall vit entre Londres et Chassignolles. Là, un soir d'été, elle tombe sur un trésor : un paquet de lettres oubliées au fond d'un grenier. Sept demandes en mariage, datant des années 1860, adressées à Célestine Chaumette, fille de l'aubergiste ! La romancière cède à son émotion, l'historienne à sa curiosité. La deuxième vie de Célestine commence. Gillian Tindall a reconstitué des moments de vie, des émotions, un monde disparu. C'est une balade idéale pour découvrir le village de Chassignolles et au delà une page de l'histoire de la vie rurale dans la France du XIXème siècle.

Ce livre connut un brillant succès en pays anglophones avant d'être traduit en français où il fut leader des ventes. Invitée par B Pivot, G Tindall le présenta à "Apostrophe" ; la BBC fit également un reportage sur Chassignolles.

 

In an abandoned old house in rural France, novelist Gillian Tindall discovered a cache of letters written in the 1860s, addressed to Celestine Chaumette. Tindall searched dusty archives and farmhouse attics and probed the memories and lore of local villagers in her quest for learn about Celestine. The treasures Tindall unearthed ultimately reach far beyond the mystery of one woman to tell of a vanished way of life, of a century of revolutionary change, and of the strange persistence, intrusion almost of the past into today.

(Ref : note de l'éditeur) 

TINDALL Gillian. La Petite Maison à Chassignolles 

 

L'auteure confirme son attachement à Chassignolles dans son deuxième ouvrage consacré à sa petite maison. 

Ecoutant Gillian Tindall lors d'une émission de télévision consacrée aux écrivains anglais, Bernard Pivot avait déclaré : "Je crois que vous êtes tombée amoureuse de Chassignolles" 

CHARBONNIER Jacques Auguste. Un instituteur de campagne au XIXème siècle

 

Ce petit document de quelques pages retrace la vie d'un instituteur de Chassignolles au XIXème siècle ; sont incluses en annexe, les copies de textes d'archives (par exemple, bulletin d'inspections de 1861, etc)

ABEN Françoise. Trois siècles d'aubergistes à Chassignolles

 

Document d'archives comme le précédent, les cabaretiers chassignollais défilent sous nos yeux, soit une quarantaine de familles de 1712 à nos jours. De nombreuses illustrations : textes de registres anciens, articles de presse, etc agrémentent la lecture. Des pages qui nous renseignent sur un aspect du passé du village.

ABEN Ton. Moulins et meuniers de la Vauvre et ses affluents

 

Ce livre, issu de patientes recherches, relate l'histoire des moulins qui bordaient jadis cette rivière. Les moulins de Chassignolles (sept au total) y sont décrits depuis leurs premières traces jusqu'à l'arrêt de leurs activités.

DARRIGO Marceline et Raymond. Histoire de l'ancien château de Villemort

 

L'histoire de l'ancien château de Villemort se déroule sur huit siècles. Il est cité et décrit dans le relevé des fiefs de 1292 comme appartenant à la maison de Crevant ; Place forte à la Renaissance, Villemort passe par mariage dans les mains de la famille des Bertrand du Lys-St-Georges et, pendant une courte période, Jacques Cœur en fut le possesseur. Le dernier héritier Bertrand Jean, prêtre, en fit par la suite donation aux de Bridiers. En 1529, l'histoire bascule avec les guerres de religion. Les de Bridiers sont protestants et Charles de Barbançois, seigneur de Sarzay et chef des armées catholiques et royales, met le siège devant Villemort en 1568, comme en témoignent deux lettres du roi Charles IX.

Par la suite, les familles d'Assy (1631-1679), seigneur de Rochefolle puis de Menou du Mée (1679-1723),  les Delaporte de Montval (1723-1776) et de Chabrillan (1776- ?) en furent les possesseurs jusqu'à la Révolution. La plupart des bâtiments à cette époque étaient déjà réservés au seul usage agricole.

De cette histoire, il reste quelques vestiges dont la chapelle (1480/1500) adossée à un des murs du donjon, d'abord catholique puis protestante pendant un siècle, les anciennes douves ainsi que des ouvertures du 15ème siècle et de nombreux éléments du 18ème siècle.

NOC Claude. L'orme de Chassignolles

 

J’ai consacré à ce pilier de la nature, en 1986, un recueil de 12 poèmes en franc-parler de notre région. L’illustration a été confiée à mon ami, J-P. BARBOUX.

Lors de son abattage, le lundi 24 février 1986, les médias (presse et radio) s’étaient déplacés pour assister à ses derniers instants, la NR faisant même un cliché à l’instant même de sa chute.

Je me rappelle, qu’à la même époque, j’avais écrit une chanson à l’occasion des représentations théâtrales avec une projection de diapositives dont le commentaire de la dernière affichait : « Voici ce que sera demain ». L’orme avait été effacé de la place. Un grand « Oh ! » de surprise a alors envahi la salle ; certains allant même vérifier à l’entracte que ce n’était pas vrai.

Les poèmes ont tous une liaison avec la vie à Chassignolles, ou autour, comme ce couplet de Dieu l’Orme qui rend hommage à MISS et THIENNOT, ou encore le dernier qui dit : « C’est d’un tilleul que y’avait l’prix su’ l’mot d’écrit. »

APPERE Raymond. Aux sagots du grand ch'min

 

Ce poète est  né le 29 mars 1913, à La Poué, où il passa toute son enfance d'orphelin, son père ayant été tué au début de la Guerre. Raymond Appère développe très tôt des aptitudes littéraires. Il choisit la poésie comme moyen d'expression. Dès l'âge de 16 ans, alors qu'il est coiffeur à Buzançais, il présente ses écrits devant des assemblées qui semblent apprécier son style.

Sa rencontre avec Hésus Grué, poète et auteur de plusieurs publications en patois et en français, constitue une étape décisive dans l'évolution de son style. Hésus Grué devient non seulement un fidèle ami mais aussi le maître de Raymond Appère. Hésus Grué lui enseigne l'écriture et les règles de versification. Raymond Appère lui dédie son premier et unique recueil de poésies intitulé Aux Sagots du grand ch'min. Publié en 1933, celui-ci suscite un très grand intérêt chez de nombreux journalistes, de cercles et de revues littéraires, et de critiques. Malgré quelques maladresses, tous font l'éloge de son style, on le compara à Gabriel Nigond.

 

Dans ce recueil, il s'inspire de la nature et de son pays natal. Berrichon dans l'âme, il revendique aux travers de ses poèmes son attachement à son terroir. Il décrit les bouchures et les fossés, les traînes, les saisons, les couleurs et les senteurs. Il évoque les croyances et les peurs ancestrales des gens de la campagne. Il témoigne de la vie de la société paysanne avec ses rites : la veillée, les Rameaux, l'Angélus... Il exprime ses sentiments, ses émotions, ses déceptions, ses désespoirs avec passion et ardeur. Tour à tour, amoureux passionné ou déçu, jaloux, colérique, amère, narquois mais toujours sincère, Raymond Appère nous entraîne dans la profondeur de son âme et de ses pensées.

Durant cette même année,  il reçoit le Prix d'Automne de la Poésie Française à Paris pour trois de ces poèmes :  Plus tard, Veillée et Pour gagner sa vie. 

Voir aussi académie du Berry.

 

Lieutenant-Colonel LABROSSE. Le général Pouradier-Duteil

 (Livre écrit en 1938)

 

Comme de nombreux généraux, le général Pouradier-Duteil fut limogé en août 1914 suite à un désaccord avec Joffre, à son refus de sacrifier ses hommes inutilement. Il commandait le XIV° Corps d'Armée de Lyon et fut l'un des créateurs des troupes alpines.

 

"La justice humaine ! Elle vient quand elle peut et parfois elle ne vient jamais, sans quoi, nous n'aurions presque plus besoin de l'autre, la Grande" (Paul Pouradier-Duteil. Lettre du 3/11/1915)

 

 Son petit-fils  a effectué des recherches sur les conditions du limogeage de son aïeul et publié les résultats de son enquête en 1997.

 

NB : nous ne disposons d'aucun de ses deux documents. 

GEOFFREY Estienne. Chassignolles autrefois 

 

Chassignolles dans les années 1945-1955 est présenté dans un film de Estienne Geoffrey, petit-fils de Henri Fougères, député de 1910 à 1936 et conseiller général de l'Indre. On y découvre en particulier la Croix de Vauvre érigée en souvenir des maquisards qui, cachés sous la paille dans une étable de la ferme voisine, ont pu échapper aux recherches des Allemands le 19 juin 1944 grâce au sang-froid et au courage du fermier, André Moutard. Dans le même temps, deux de leurs camarades furent massacrés à 1 Km de là, à Lusignan. La croix, qui existe toujours au bas du chemin des Rocs, est orientée vers la ferme qui, pour l'Eglise, avait bénéficié d'une protection divine. 


NB : La plupart des ouvrages cités  sont consultables à la Maison des Traditions, à la Bibliothèque de Chassignolles et à celle de La Châtre.